Vie régionale et prospective au sein de Nexem : interview croisée

9 septembre 2020

650 membres actifs, 13 délégations régionales et 80 délégués régionaux... c’est l’organisation de Nexem en région. Les délégations régionales s’appuient sur l’expertise des conseillers Nexem dédiés à la vie régionale, qui ont pour mission d’animer, d’accompagner et de développer le réseau des délégations régionales tout en assurant une articulation entre le niveau national et ces délégations.

Emmanuel d'Aboville est le tout nouveau directeur de la vie régionale au sein de Nexem. Il incarne un changement majeur d’organisation puisque l’équipe des conseillers à la vie régionale a été renforcée par le recrutement de six conseillers qui sont dorénavant implantés en région. Emmanuel prend la suite de Didier Arnal qui devient directeur de la Prospective. Regards croisés sur ces changements...

Le pôle Vie régionale de Nexem évolue, pouvez-vous expliquer en quelques mots aux adhérents quels sont les principaux changements ?

Didier : Nexem est une organisation relativement récente, issue d’une fusion. Les choses se mettent en place progressivement : il a tout d’abord fallu agréger deux équipes et mettre en place une organisation qui soit en adéquation avec le projet politique de Nexem.

Aujourd’hui, très concrètement, le nombre de conseillers à la vie régionale est passé de six à dix. Sept conseillers sont déjà installés dans leurs régions respectives. Et Nexem doit poursuivre le recrutement pour arriver à 13 conseillers domiciliés en région. C’est un changement de paradigme pour Nexem, le processus de recrutement a donc pris un certain temps.

 

Emmanuel : Le pôle vie régionale vise effectivement un déploiement plus proche du terrain. L’objectif est de mieux soutenir les délégations régionales, de pouvoir faire un suivi plus proche des financeurs, de développer plus facilement nos partenariats locaux. L’idée c’est aussi de soutenir la transformation de l’offre : cette organisation va faciliter le décloisonnement des acteurs.

Nous souhaitons également pouvoir organiser dans chaque région – dès que la situation le permettra – des demi-journées thématiques sur les sujets qui mobilisent nos adhérents quotidiennement, comme par exemple, les systèmes d’information, la RSO ou encore les financements européens, etc.

 

 

Quel est maintenant le rôle des conseillers au sein du pôle Vie régionale ?

Emmanuel : Sur le fond, leur rôle n’est pas fondamentalement différent, mais leurs missions évoluent avec une présence plus forte aux côtés des délégations régionales et des adhérents. Le déploiement permet plus de proximité, d’efficacité et de réactivité. Nos conseillers sont maintenant au plus près du terrain, ils ont une connaissance plus fine de leur environnement et ils ont plus de disponibilité pour porter une réflexion sur les situations. Nous avons là une force de frappe décuplée.

 

Didier : A titre d’exemple, pendant la crise sanitaire ce ne sont pas moins de 300 visioconférences qui ont été tenues avec les ARS et les conseils départementaux.

D’une certaine manière, ce changement entraine l’ensemble de Nexem. Les conseillers sont une véritable porte d’entrée, c’est donc toute l’offre de service de Nexem qui va se trouver renforcée. Et je pense que nos adhérents vont se saisir de cette opportunité.

 

 

Emmanuel quelle va être votre principale mission en tant que directeur ?

Emmanuel : Ma première mission sera de poursuivre le recrutement des conseillers à la vie régionale et la structuration du pôle.

Le management de l’équipe va constituer une part importante de mon travail. Il s’agit aussi de faire travailler les conseillers entre eux. Ils ont chacun des compétences particulières et ma plus-value va être de valoriser leurs expertises réciproques pour créer une émulation de groupe.

Il me faut également consolider la nouvelle organisation, accompagner la montée en puissance et faire vivre le système de valeurs portés par Nexem.

La nouvelle organisation constitue un changement important pour l’ensemble de Nexem, il faut acculturer toutes les parties prenantes et repenser les circuits d’information, les manières de collaborer. Nous devons trouver les process les plus efficients et les plus créateurs de valeur.

Et enfin, et surtout... je vais très rapidement réfléchir – avec les autres services de Nexem - à la manière dont on peut offrir le meilleur service possible à nos adhérents.

 

 

Emmanuel, en quoi, selon vous, vos précédents postes seront un atout pour réussir en tant que directeur de la vie régionale ?

Emmanuel : Mon expérience passée sera, je crois, un réel atout pour réussir à ce poste.

Premièrement, j’ai l’habitude du travail en transversalité pour in fine assurer une offre et des services aux clients de qualité.

J’ai également une très bonne connaissance de l’aide à domicile des personnes fragiles avec 7 années passées à la Fondation santé service. Avec 1800 patients par jour il s’agit du plus gros établissement d’HAD en France. L’HAD est au carrefour de tous les métiers de la santé : ville, sanitaire, médico-social... tous sont impliqués, c’est donc un métier de coordination et cela rejoint notre problématique d’évolution de l’offre et les enjeux de désinstitutionalisation du secteur...

J’ai exercé dans un univers banque/assurance avec des missions de conception de nouveaux produits « assistance ». La logique de service et d’innovation était très présente et elle se construit en transversalité. Et cette transversalité doit irriguer la nouvelle organisation de Nexem.

 

Didier quelle va être votre mission en tant que directeur de la prospective ?

Didier : En tant que directeur de la prospective je vais tout d’abord réaliser une veille sur les évolutions du secteur et de l’ESS. Il nous faudra analyser ces mouvements et tirer les conclusions qui s’imposent.

Ensuite, ma réflexion se portera sur les grands enjeux de notre secteur pour faire émerger des positions et des propositions.

 

Quelle va être votre priorité des prochains mois ?

Didier : Les sujets qui seront abordés dans un premier temps seront : la réorganisation des politiques de santé sur les territoires, les financements et notamment le principe du 5ème risque, les perspectives du modèle associatif gestionnaire, l’avenir du non lucratif, les enjeux de la transition écologique, la stratégie numérique...

En outre, la crise sanitaire a révélé l’acuité des grands enjeux de notre secteur. Elle a joué un rôle d’accélérateur. Les projets associatifs des organisations nécessitent aujourd’hui d’être remis à plat, et ce, en lien avec les financements. Il y a une vraie réflexion à mener.

 

 

Comment allez-vous procéder pour appréhender les différents sujets et mener à bien votre mission ?

Didier : Je vais bien entendu travailler en mode projet avec l’ensemble des pôles. A ce titre, le pôle « vie régionale » restera pour moi un interlocuteur privilégié, il s’agira de l’alimenter sur les sujets « prospective », de nourrir les réflexions.

Mon rôle sera également de produire des notes techniques qui seront des aides à la décision pour le conseil d’administration.

Enfin, je n’exclue pas de travailler avec un cabinet spécialisé, qui apportera un regard extérieur qui peut être enrichissant.

Quoi qu’il en soit, nous devrons toujours avoir en tête la finalité de tout cela qui est la qualité de l’accompagnement des personnes fragiles.

 

 

La suite est réservée aux adhérents. Déjà adhérent ? Connectez-vous.

Adhérer à Nexem, c'est rejoindre un réseau regroupant 10 000 établissements et services employant 300 000 professionnels au service des personnes fragiles.
5 raisons d'adhérer

Experts liés