Relance commerciale des Esat : des mesures en construction

30 juin 2020

Le 23 juin 2020, une deuxième réunion de travail autour de l'activité économique des Esat s'est déroulée en présence du cabinet de Sophie Cluzel. Une prolongation du maintien de la prise en charge des rémunérations garanties versées par les Esat aux travailleurs handicapés a été demandée jusque fin septembre. Nexem fait le point sur les principaux sujets abordés lors de cette réunion.

Une reprise de l’activité dépendante de la conjoncture économique

Même si un quart des travailleurs handicapés, considérés comme fragiles, n’a pas encore repris son activité, la tendance semble être à la hausse. L’activité économique des Esat est en phase de reprise progressive.

Cette reprise est néanmoins complexifiée par des facteurs internes liés à la sortie du confinement et par des facteurs externes liés à la situation économique de la France.

Le respect des mesures de distanciation sociale dans les ateliers de productions ou dans les transports s’avèrent parfois difficile à appliquer. Par ailleurs, certaines activités développées par les Esat, comme la restauration, sont plus fortement freinées dans leur reprise d’activité.

Les acteurs s’inquiètent de l’impact financier de la crise sanitaire liés au confinement, mais également des suites de la sortie de crise. La récession économique dans laquelle la France va entrer pourrait impacter fortement les carnets de commande des Esat. La perte du chiffre d’affaires des Esat pour l’exercice 2020 est estimée à 30 % au minimum.

Des outils de soutien en construction

En complément de la demande de la prolongation du maintien de la prise en charge des rémunérations garanties versées par les Esat aux travailleurs handicapés jusque fin septembre, le cabinet de la ministre s’est montré ouvert à d’autres possibilités de soutien de l’activité commerciale des Esat.

Des références, indicateurs ou mesures doivent être réfléchis et proposés pour objectiver le soutien nécessaire à apporter sur les charges fixes des Esat et sur les pertes d’exploitation à venir. L’idée serait, entre autres, de faire évoluer les outils financiers de droit commun, type prêt garanti par l’État (PGE), pour les rendre plus compatibles avec l’inclusion et le secteur social et médico-social.

Enfin pour tenir compte de l’évolution de la situation, la fiche publiée par l’État relative aux conditions de reprise progressive et adaptée de l’activité devrait être actualisée prochainement.

Nexem reste vigilante quant aux solutions qui permettront de soutenir au mieux le secteur protégé.

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