“Ségur de la santé” : “prendre soin”, un véritable levier pour un système de santé à la hauteur des enjeux - [Communiqué]

16 juin 2020

La crise liée au Covid-19 conduit notre système de santé à s’adapter. Elle met en exergue combien il est temps qu’il englobe le social et le médico-social, l’établissement, mais aussi le domicile. Nexem se félicite de faire partie de l’action engagée par les pouvoirs publics avec le “Ségur de la santé”. Au nom des établissements et des services du secteur privé non lucratif qu’elle représente, notre organisation défend cinq grandes propositions.

Aujourd’hui, demain, comme au pic de la crise sanitaire, les associations du secteur social et médico-social sont en première ligne aux côtés des familles, des hôpitaux et des professionnels de santé de ville, dans un contexte où l’urgence sociale nous appelle et une autre crise sanitaire n’est pas exclue.

La crise liée au coronavirus frappe plus durement les personnes fragiles et leurs familles, quelle que soit la cause de leur vulnérabilité (dépendance, handicap, précarité, exclusion, danger, …). Celles qui ont le moins subi les effets de l’épidémie sont celles qui ont bénéficié d’un environnement protecteur, au domicile avec un accompagnement et des services adaptés, en établissement avec un accompagnement et des aménagements qui ont permis le respect des règles de protection sanitaire.

Cet état de fait impose la construction d’un cadre qui repose (enfin !) sur la définition internationale de la santé : “un état de complet de bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité”[1]. Pour ce faire, Nexem défend cinq grandes orientations :

  1. Décloisonner : il s’agit de construire notre système de santé selon une vision systémique, dans un périmètre élargi qui englobe tous les acteurs : sanitaires, sociaux et médico-sociaux, privés non lucratifs, publics, privés lucratif, mondes de l’établissement et du domicile.
  2. Associer tous les acteurs concernés à la réflexion : de la prévention au curatif, du soin à l’accompagnement, chaque composante de la santé est indispensable à l’efficacité des autres.
  3. Repenser la politique d’investissement dans la santé : en partant des besoins des personnes avec des financements assis sur la solidarité nationale.
  4. Lier la réforme du système de santé avec la réforme de la dépendance et requestionner la gouvernance des politiques sociales.
  5. Assurer l’attractivité des métiers du social et du médico-social et revaloriser les carrières au même titre que les métiers du sanitaire.

Sachons investir dans la prévention et les accompagnements pour que ”le prendre soin” se porte mieux, telle devrait être la ligne directrice de ce “Ségur de la santé”.

 

En savoir plus : ““Ségur de la santé” : l’argumentaire et les positions défendues par Nexem”

 

Footnotes

  1. ^ [1] Constitution de l’Organisation mondiale de la santé adoptée le 22 juillet 1946.

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