Position paritaire européenne sur le recrutement et la fidélisation dans les services sociaux

7 juillet 2020

La Fédération européenne des employeurs sociaux, dont Nexem est un membre très actif, et la Fédération syndicale européenne des services publics (FSESP) ont pris une position commune sur le recrutement et la fidélisation du personnel dans les services sociaux européens.

En raison de l'évolution démographique, qui vient de faire l’objet d’un rapport de la Commission européenne, de la diversité croissante des familles, de l'évolution des mentalités et des besoins d’accompagnement, le secteur des services sociaux est l'un des secteurs d’activités qui connaît la croissance la plus rapide. Au cours des dix dernières années, le secteur a créé plus de 2 millions d'emplois pour atteindre plus de 11 millions de salariés dans l'Union européenne en 2019. Il devrait continuer à se développer de manière significative au cours des prochaines décennies.

Le secteur est confronté à une demande croissante de services sociaux accessibles, abordables et de qualité, mais dans le même temps, de nombreux employeurs éprouvent des difficultés à recruter, former et conserver une main-d'œuvre dûment formée et qualifiée (voir à ce sujet, le récent rapport de l’OCDE « Who cares ? Attracting and retaining care workers for the elderly ».  

C'est pourquoi les partenaires sociaux européens ont travaillé à une position commune attirant l'attention sur ce problème qui, s'il n'est pas résolu, risque de compromettre la bonne mise en œuvre du socle européen des droits sociaux. Le positionnement propose également des actions concrètes pour améliorer le recrutement et la fidélisation des salariés dans les services sociaux européens.

Ce document examine l'impact des conditions de travail, des déséquilibres entre les sexes, des contraintes financières et du vieillissement de la main-d'œuvre sur le secteur et propose plusieurs approches pour faire face aux défis du secteur en matière d’attractivité, couvrant les questions suivantes :

  • conditions de travail, développement organisationnel et équilibre entre vie professionnelle et vie privée ;
  • image du secteur ;
  • sécurité et santé au travail ;
  • formation et apprentissage tout au long de la vie ;
  • migrations de main d’œuvre ;
  • digitalisation ;
  • accompagnement dans les zones rurales et mal desservies et dans les grandes villes.

Il évoque également des questions émergentes : nouvelles formes de travail, nouveaux modèles de soins, migrations…

Le document évoque également le rôle des institutions européennes et souligne que le dialogue social européen est un outil essentiel pour relever nombre des défis évoqués.

En conclusion, le document présente les sujets que les partenaires sociaux européens souhaitent aborder dans un plan de travail conjoint, dans le cadre du dialogue social européen sectoriel.