“Penser le monde différemment, entreprendre autrement” : retour sur le congrès de l’Udes…

13 décembre 2017

Près de 600 employeurs, représentants de syndicats d’employeurs et de salariés, dirigeants nationaux des réseaux de l’ESS... étaient présents, le 7 décembre dernier, lors du congrès de l'Udes. L'Union a notamment défendu ses positions sur la formation professionnelle, l'apprentissage ou encore le soutien aux petites associations. Nexem était représentée par Nicole Chapentier, directrice générale de l'association REALISE et membre du Bureau de Nexem dans la table ronde "Politique d'emploi, transitions professionnelles à l'ère du numérique".

Dans un sondage réalisé pour l’Udes auprès de 1 000 jeunes de 18 à 30 ans, 70% des jeunes interrogés déclarent que leur principal critère pour choisir un emploi est celui du sens, avant celui de la rémunération. Les métiers de l’ESS répondraient à cette quête de “sens” et d'”utilité sociale”, pour 63% de ces jeunes qui affirment qu’ils aimeraient travailler dans ce domaine – et 11% supplémentaires y travailleraient déjà.

Forte de ces constats, l’Udes a profité de son congrès national annuel pour proposer, en présence du Haut-commissaire à l’ESS, Christophe Itier, la mise en place d’une sorte de “pacte de croissance social et solidaire” et notamment la création d’un contrat de travail unifié, le développement d’une protection sociale tout au long de la vie et la mise en œuvre d’une “politique ambitieuse” d’appui à l’ESS. La feuille de route du Gouvernement, qui comprendra un volet destiné à aider les entreprises de l’ESS à changer d’échelle, devrait être dévoilée en mars prochain.

Ce congrès a aussi été l’occasion pour l’Udes d’aborder la question de la formation professionnelle : l’Union défend le rôle d’accompagnement des organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) et la gestion paritaire. Elle considère que l’effort de formation doit prioritairement porter sur les jeunes et sur les personnes sans qualification des TPE et des PME. Elle souhaite, par ailleurs, que l’apprentissage soit revalorisé tout en tenant bien compte des spécificités de chaque métier, et que les entreprises et les branches aient un rôle plus important dans le financement de celui-ci.

Enfin, elle plaide pour la mise en place d’un fonds spécifiquement destiné à aider les associations de moins de 20 salariés privées des contrats aidés pour les aider à passer le cap de l’année 2018.