Ma santé 2022 : la stratégie entre dans sa phase opérationnelle

27 novembre 2018

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a lancé opérationnellement le 19 novembre 2018 le déploiement de la stratégie « Ma santé 2022 » devant les représentants des patients et près de 120 professionnels de santé et organisations concernées, dont Nexem. Une dizaine de chantiers thématiques sont annoncés.

La stratégie de transformation du système de santé ce sont 3,4 milliards d’euros pour la qualité des soins, la lutte contre les déserts médicaux, la prévention, plus de temps médical, la réforme des études de santé et le numérique. Parallèlement à ces priorités, s’engagent les travaux de préparation de la loi prévue pour le premier semestre 2019.

Les 10 chantiers de la stratégie

Une dizaine de chantiers sont annoncés pour concrétiser les 70 mesures du plan, avec quatre dossiers prioritaires. Les intervenants institutionnels ont alors apporté des précisions en termes de pilotage et de calendrier sur certains chantiers.

  1. Structuration territoriale du réseau de proximité
  2. Adaptation des formations aux enjeux du système de santé
  3. Gradation des soins et GHT
  4. Renforcement du management hospitalier et de la reconnaissance de l’engagement professionnel
  5. Régulation et soins non programmés
  6. Diversification des modes d’exercice et des parcours professionnels
  7. Qualité et pertinence
  8. Numérique
  9. Financement et tarification
  10. Élaboration du projet de loi

Le déploiement des actions associées à chacun de ces chantiers se fera en étroite concertation avec l’ensemble des parties concernées pour chacun des chantiers. Nexem entend, d’ailleurs, contribué à certains de ces chantiers.

Devant le comité de suivi présent, la ministre a précisé les quatre dossiers urgents :

  • le développement des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et la création des premiers assistants médicaux ;
  • le financement de 400 postes de médecins généralistes à exercice partagé ville/hôpital ou salarié en zone sous-dense ;
  • la définition du modèle des hôpitaux de proximité ;
  • la réforme des études en santé : le groupe de travail consacré à la suppression du numerus clausus et de la PACES a été installé le mois dernier par Agnès Buzyn et Frédérique Vidal, ministre chargée de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Des premières mesures inscrites dans le PLFSS

L’inscription de premières mesures dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 démontre le caractère prioritaire de ces dossiers. Ainsi, le PLFSS en cours de débat prévoit :

  • l’ouverture rapide de négociations conventionnelles pour créer les fonctions d’assistant médical et soutenir la structuration des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) ;
  • la mise en place de forfaits pour la prise en charge hospitalière du diabète et de l’insuffisance rénale chronique. Pour l’instant limités dans les établissements de santé, ces nouveaux financements doivent inciter plus fortement à la prévention, à l’éducation du patient et à la coordination des soins nécessaires à un suivi de qualité. Élargis à partir de 2020 au secteur de ville et à la coordination ville-hôpital, ils concerneront à terme d’autres pathologies ;
  • l’augmentation de 60 à 300 millions d’euros annuels pour financer la qualité dans les établissements de santé. Ces crédits se mettront progressivement en place à partir d’indicateurs de qualité transversaux.

Prochaine étape : un projet de loi consacré à la stratégie « Ma Santé 2022 » sera déposé au parlement début 2019.

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