Les propositions de Nexem pour renforcer l’Europe sociale

2 décembre 2020

Découvrez les propositions de Nexem pour renforcer l’Europe sociale. Cette contribution a été faite dans le cadre de la consultation de la Commission européenne sur la mise en oeuvre du Socle européen des droits sociaux.

La Commission Européenne entend, après la proclamation des vingt principes du Socle européen des droits sociaux fin 2017, leur donner plus d’effectivité et les mettre en œuvre sur le terrain. C’est pour cela qu’elle a lancé une consultation sur l’application du Socle, à laquelle Nexem a répondu en insistant sur le rôle des services accompagnant les personnes au quotidien. En voici les principaux messages.

Le système d’organisation des services sociaux et médico-sociaux doit aujourd’hui être orienté vers la satisfaction des besoins des personnes, dans toute leur diversité. C’est en effet grâce à de tels services, qui agissent sur les facteurs de vulnérabilité des personnes, qu’elles pourront pleinement participer à la société et bénéficier pleinement de leurs droits humains.

Ces services constituent un investissement pour l’avenir dans la mesure où ils permettent aux personnes une meilleure participation à la fois à la société mais aussi au marché du travail qu’elles enrichissent aussi par leurs différences.

Il est évident que le développement de services accessibles, abordables et de qualité est un élément incontournable d’une meilleure qualité de vie des personnes dont la vie quotidienne doit être accompagnée, comme de tous les européens.

Il importe donc que les institutions européennes donnent une impulsion forte pour le développement de services sociaux dans toute l’Europe. Leur rôle dans la cohésion sociale devrait être encore davantage souligné, comme devrait l’être leur rôle dans la création d’emploi.

Il importe de cibler les services sociaux et médico-sociaux dans la définition des programmes opérationnels des fonds européens issus du cadre financier pluriannuel à venir. Il convient, dans une Europe dans laquelle la population va décroître et vieillir, de ne plus considérer les dépenses dans les services sociaux comme un coût mais comme un investissement pour l’avenir.

Un élément est particulièrement préoccupant, celui de la main d’œuvre disponible. La formation initiale et la qualification des salariés en poste sur de nouveaux métiers liés à l’évolution des besoins des personnes accompagnées sont des priorités. Plus généralement, c’est la question de l’attractivité de ces métiers qui est posée et constitue le grand enjeu des années à venir en France et dans une grande partie des pays européens.

L’Europe a un grand rôle à jouer sur cette question, notamment avec le fléchage de fonds vers la formation aux carrières sociales, vers l’amélioration des conditions de travail et, plus généralement, pour la promotion et la reconnaissance du rôle que les services sociaux jouent dans la société.

Bien entendu, les besoins ne s’arrêtent pas aux questions de main d’œuvre, ils touchent également la façon dont les services peuvent être fournis, qui peut être améliorée dans le sens d’une approche décloisonnée et souple de la réponse apportée aux besoins et attentes de la personne. Dans ce domaine, un soutien européen à l’innovation sera évidemment bienvenu.

Il importe d’accompagner le développement de services œuvrant au bien-être de la population parce qu’ils constituent un investissement pour l’avenir, pour la prospérité du modèle européen et pour l’emploi.

Pour en savoir plus sur les propositions de Nexem, consultez le document joint.

 

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