La mobilisation des salariés du secteur à l’honneur dans la presse

23 avril 2020

Personnes âgées mais aussi protection de l'enfance, accompagnement des personnes handicapées et insertion, c'est tout le secteur social et médico-social qui est impacté par le confinement. Ici et là, les journalistes se sont fait écho des stratégies mises en place par les associations et leurs salariés. Entre pragmatisme, dévouement et créativité, les travailleurs sociaux et leurs encadrants sont à l'honneur dans les médias.

Une nécessaire adaptation des pratiques

Dans La Voix du Nord, l’APEI d’Hénin-Carvin et l’accompagnement des personnes handicapées ont été à l’honneur le 21 avril dernier. Les professionnels de l’association ont dû revoir, en urgence et avec succès, leur modalité de prise en charge pour les 700 personnes accompagnées dans leurs différentes structures. Aline Delory, directrice générale de l’APEI rappelle au journaliste : « Comme les soignants, nous devons assurer notre mission de service public ».

Le 22 avril c'était l'Echo Républicain qui montrait comment les travailleurs sociaux de l’Association départementale pour la sauvegarde de l’enfant à l’adulte d’Eure-et-Loir (ADSEA 28) continuent à veiller sur les enfants qu'ils suivent. Les éducateurs ont développé leurs propres techniques de télétravail et rayonnent dans tout le département avec les trois antennes du Service d’actions éducatives en milieu ouvert (SAEMO).

Sur la TV régionale via Mirabelle, le 22 avril, c'est du Centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) de Metz de l'association Est Accompagnement dont il est question. Avec le confinement, le département de la Moselle s’est heurté à la saturation des services d’hébergement pour les personnes sans domicile. Une situation accentuée par la mise en place de gestes barrières au sein des structures. Le reportage explique comment le centre et son personnel ont dû s’adapter.

Sur le site de France 3 Provence Alpes Côte d’Azur, un article présente la manière dont les acteurs associatifs locaux se sont organisés pour ne pas laisser les sans-abris exposés au coronavirus et accueillir les malades qui ne nécessitent pas une hospitalisation. De nouvelles solidarités s’organisent et l’aide alimentaire a été doublée. La distribution de repas est aussi un prétexte pour faire passer les messages sur les gestes barrières et l’épidémie. Dans ce papier, la parole est donnée à François Maturin, directeur de l’AVAF (une des principales associations en charge des publics sans domicile fixe dans le Var). Pour lui, la priorité est d’assurer la protection des bénévoles et des salariés qui restent encore en poste.

 

Un engagement exemplaire

France 3 Provence Alpes Cote d'Azur a publié le 16 avril dernier un article pour mettre en avant une expérience inédite en matière de protection de l'enfance. À la Maison de l'enfant à caractère social "La Verdière", à Montfavet (Vaucluse), six éducateurs ont décidé de se confiner avec les enfants, 24h/24, 7j/7. Après un mois de vie commune, les relations entre adultes et enfants ont changé positivement... "L'engagement de nos éducateurs est admirable, ils ont renoncé à leur vie de famille pour les enfants", annonce Fabienne Alleaume, la directrice de la MECS. Les autres éducateurs sont en télétravail et cinq d’entre eux sont prêts à prendre le relais si nécessaire. En attendant, ils suivent les enfants maintenus à domicile afin que les accueils en famille ou en famille d’accueil relais perdurent le plus longtemps possible. La direction et les éducateurs ont fermement l'intention de tirer les leçons de cette expérience inédite.

Dans le journal La Provence, le 18 avril, la mobilisation et le travail des équipes des Ehpad du département sont salués. Tous font leur maximum pour protéger soignants et résidents tout en restant connectés aux familles. L’article évoque également les élans de solidarité dont ils bénéficient et les messages de soutien qu’ils reçoivent. 

 

Une créativité salutaire

Sur le site de France Info, le 30 mars dernier, un journaliste évoque les difficultés rencontrées par les éducateurs du foyer les Mouettes et leur capacité à surmonter les contraintes induites par le confinement. Dans cet établissement d'Accueil enfance jeunesse (AEJ), situé à Marseille, toute l'organisation a dû être revue pour gérer les jeunes à plein temps avec des équipes d’encadrants réduites. Aussi, les éducateurs jonglent entre les gestes barrière et le "take care" avec des jeunes qui souvent vivent particulièrement mal la situation. Malgré tout, pour "se changer les idées" et aussi donner une visibilité à ses foyers, AEJ a organisé un "Coronathon"...

Sur le site actu.fr, l’Ehpad de Paimboeuf a fait l’objet d’un reportage parce qu’un animateur de l’établissement a eu l’idée de tourner des vidéos mettant en scène soignants et résidents. Avec 30 000 vues sur les réseaux sociaux, ce projet s’avère être un véritable succès. En outre, l’article explique que l’équipe soignante, en lien avec les animateurs, s’est adaptée pour éviter tout risque de contagion mais aussi pour que la vie sociale perdure. Les professionnels ont pris le relais sur des activités plus individuelles, la manucure, la coiffure... et des tablettes équipées avec Skype permettent maintenant de maintenir le lien avec certaines familles.

Quant à l'Ehpad La Martinière, situé dans les Landes, il est cité par France Bleu pour la réalisation d’une émission TV d’éveil musculaire. Toutes les heures de la journée, à chaque heure pile, la chaîne de télévision TVpi diffuse "L'heure du mouvement" : une émission de deux minutes où deux soignantes, filmées par les équipes télé dans le jardin de l'Ehpad La Martinière, miment et expliquent les exercices à faire.