Emploi : le rapport Borello crée le parcours emploi compétences

25 janvier 2018

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a reçu, mardi 16 janvier, les conclusions du rapport de Jean-Marc Borello « Donnons-nous les moyens de l’inclusion ». Des recommandations essentielles ont été retenues par la ministre, en premier lieu la mise en œuvre du parcours emploi compétences.

Après la polémique suscitée par la baisse annoncée des contrats aidés, la ministre du Travail avait confié, en septembre 2017, à Jean-Marc Borello une mission relative à “l’innovation sociale au service de la lutte contre l’exclusion du marché du travail”. Il vient de faire part des retours des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) sur les dispositifs existants d’inclusion dans l’emploi. Plusieurs recommandations ont déjà été suivies, comme le passage des contrats aidés au parcours emploi compétences (PEC).

Du contrat aidé au parcours emploi compétences

Première action de la ministre : une circulaire a été transmise aux préfets imposant, dès le 16 janvier, la transition entre les contrats aidés et le PEC. Elle préconise la nécessité d’un véritable accompagnement. Dans cette démarche, des employeurs associatifs de l’ESS ou des collectivités seront sélectionnées. Ceux-ci ne pourront plus relever du privé, mais uniquement du public, conformément à la loi de finances pour 2018. L’accent est mis sur la formation : les employeurs devront s’engager à une remise à niveau, une préqualification, une période de professionnalisation, une acquisition de nouvelles compétences… Une enveloppe de 100 millions d’euros est prévue pour désormais avoir une obligation de résultats plutôt qu’une obligation de moyens.

Faire preuve d’employeur-abilité

Ensuite, la ministre insiste sur la responsabilité partagée entre les employeurs et les chercheurs d’emploi. Les premiers doivent faire preuve “d’employeur-abilité” et les seconds doivent être employables. Elle reprend ainsi l’idée formulée dans le rapport par l’expression “nul n’est inemployable”. Selon la ministre, les aides à l’emploi doivent accompagner les employeurs autant que les demandeurs d’emploi. L’ensemble des ministères de et secrétariats d’État devront être impliqués dans ces accompagnements.

Enfin, Jean-Marc Borello insiste sur la nécessité de passer d’une démarche d’insertion à un travail d’inclusion, pour donner à tous ceux qui le veulent la possibilité de travailler. Il rappelle enfin que l’objectif du rapport est la création de 200 000 contrats supplémentaires en 2018. Un nombre davantage qualitatif que quantitatif.

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