École inclusive : le gouvernement souhaite renforcer le rôle du médico-social

20 juillet 2018

Afin d'améliorer l’accompagnement des élèves handicapés, de leur famille et des enseignants et professionnels qui les accueillent, le gouvernement estime qu'il est temps de faire un saut qualitatif. Ainsi, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et la secrétaire d’État en charge des personnes handicapées, ont présenté, ce 18 juillet, leur plan d'action pour une école de la République pleinement inclusive en 2022.

Le secteur médico-social est amené à être présent dans l’école pour favoriser la continuité du parcours des élèves

 

De nombreuses avancées ont eu lieu durant la première année d’action du gouvernement, autour des axes suivants :

  • mieux former les enseignants et les personnels d’encadrement, notamment grâce à la création de 100 postes d’enseignants ressources à la rentrée 2018 ;
  • multiplier et diversifier les modes de scolarisation : création de 250 ULISsupplémentaires durant le quinquennat et doublement du nombre d’UEE au sein de l’école d’ici 2020 ;
  • veiller à ce que les élèves sortent avec un diplôme ou une certification professionnelle ;
  • garantir l’accessibilité numérique des savoirs ;
  • développer l’interaction entre le secteur médico-social et l’école de la République au sein des élèves en situation de handicap ;
  • améliorer le recrutement et l’organisation du dispositif d’accompagnement des élèves handicapés ;
  • transformer durablement l’accompagnement des élèves handicapés.

La scolarisation des élèves en situation de handicap dans les établissements scolaires « a connu une forte augmentation depuis 2006, passant de 100 000 élèves accueillis à plus de 320 000 en 2017 ». Malgré cela le gouvernement préconise désormais de faire un saut qualitatif.

Vers une mobilisation renforcée du secteur médico-social

“Pour améliorer un système qualitativement insatisfaisant, nous voulons mener une révolution copernicienne”, a commenté Jean-Michel Blanquer.

Le plan du gouvernement implique une interaction entre l’école et le médico-social. Les ARS ont ainsi reçu la consigne de “conditionner le développement de services médico-sociaux à la coopération avec l’école”.

Par ailleurs, un groupe de travail est chargé de “repérer et de faire essaimer les coopérations existantes”. De plus, la démarche “Territoire 100 % inclusif” permettra de tirer un certain nombre d’enseignements. L’accent sera également mis sur l’après-école. Le plan souhaite renforcer les “accompagnements multi-partenariaux des élèves en situation de handicap dans leurs premières démarches d’insertion professionnelle”.

Enfin, le gouvernement rappelle qu’un des principaux défis reste le flux de prescriptions des MDPH (+ 13 % par an), auquel les équipes académiques ont encore des difficultés à faire face.

Une concertation menée auprès du secteur

A partir du 10 septembre prochain, une concertation sera menée auprès du CNCPH, des parents d’enfants handicapés, des organisations syndicales et des accompagnants, autour :

  • de la rénovation du dispositif d’accompagnement des élèves handicapés pour la rentrée 2019 ;
  • des enjeux de qualité de la scolarisation, de continuité du parcours et d’attractivité du métier d’accompagnant.

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